Loi Asile-Immigration, le rejet comme projet

Dimanche 22 avril, après des jours de débats, la loi Asile-Immigration a été adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale.

Une loi dont le but est clairement de faciliter la chasse aux migrants. Alors que le gouvernement déclare que les luttes sociales ne convergent pas, il prouve par contre que l’idéologie raciste converge, elle, du Front National à la République en Marche en passant par la droite-extrême de Wauquiez.

Pour la première fois dans l’histoire de notre République, les député·e·s Front National ont voté une partie d’une loi présentée par un gouvernement. Emmanuel Macron prouve une nouvelle fois que derrière une prétendue modernité se cachent les vieilles ficelles politiques de la droite et de l’extrême droite visant à diviser pour mieux régner, à pointer l’étranger comme source des tous les maux pour mieux exploiter les travailleuses et les travailleurs.

Cette loi, qui durcit les conditions d’accès à l’asile et facilite les expulsions, est une honte pour la France. Macron et Collomb cherchent à faire croire que nous accueillons largement et que la France est submergée de réfugié·e·s alors que nous sommes l’un des pays qui accorde le moins l’asile en Europe. Le gouvernement par cette loi, qu’il défend comme “humaine”, vient de rendre possible l’incarcération d’enfants dans des centres de rétention.

Ce gouvernement est d’autant plus indigne que, face aux imbécilités d’un groupuscule fasciste prétendant« fermer » la frontière franco-italienne, il a répondu en renforçant les contrôles à cette même frontière. Ce faisant, il légitime l’idéologie de haine de ce groupuscule.

Il est urgent de rappeler que la France n’est pas innocente dans le fait que des milliers de personnes fuient leurs pays au quotidien, que notre gouvernement a participé à la destruction d’une large partie du Moyen-Orient, de la Libye, que sa politique néocoloniale et impérialiste pousse des milliers de personnes à fuir la guerre, la misère, la famine, l’exploitation en Afrique.

Le Mouvement Jeunes Communistes de France dénonce une loi indigne et injuste qui vient légitimer des discours racistes. Nous appelons à une révolution des politiques migratoires pour des politiques humaines et respectueuses des droits.

Nous refusons la logique répressive de cette loi qui ne vise qu’à faciliter la rétention et l’expulsion. Le Mouvement Jeunes Communistes de France demande la régularisation immédiate de tous les sans papiers. Nous réaffirmons notre engagement pour l’égalité des droits.